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ghita
01/02/2008, 10h52
Henri Michel refuse la démission

L'entraîneur franco-marocain Henri Michel, a rejeté jeudi toute démission, malgré l'élimination précoce de son équipe lors de la CAN-2008 au Ghana, expliquant que son contrat courait jusqu'à la Coupe du monde 2010 et qu'il avait reçu l'appui des autorités sportives marocaines.
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"J'ai un contrat jusqu'en 2010 pour assurer la qualification le Maroc pour la Coupe du monde de football en Afrique du sud", a déclaré Henri Michel lors d'une conférence de presse, assurant avoir obtenu de la part des autorités sportives des "assurances pour continuer ma mission".

Concernant l'élimination précoce du Maroc dès le 1e tour de la CAN-2008, l'entraîneur français a estimé que le football marocain en général connaît un "problème structurel".

"Je n'ai jamais dit que le Maroc allait remporter la CAN-2008. La plupart des piliers de l'équipe marocaine jouent en Europe en tant que remplaçants dans des petites équipes", a conclu Henri Michel. Il a ajouté que l'élimination de son équipe constituait "un reflet logique de l'état dans lequel se trouve le football marocain".

"Il faut que les clubs marocains accordent une priorité à la formation des joueurs. Il faut de grands joueurs capables de se mesurer avec les joueurs de l'étranger", a ajouté l'entraîneur du Maroc avant de remarquer qu'au Ghana, l'équipe marocaine ne disposait pas de joueurs de classe semblable à l'Ivoirien Didier Drogba ou le Camerounais Samuel Eto'o. (D'après l'AFP).

Déclarations:
"Il est anormal de continuer à dire que nous pouvons et devons remporter la CAN sans en avoir les conditions appropriées... La majorité des sélections africaines dispose de grands joueurs qui ont évolué dans des clubs locaux avant de gagner de prestigieuses équipes étrangères... La sélection marocaine ne dispose pas de joueurs de cette stature, et que le championnat national n'a pas encore atteint un tel niveau".

"L'équipe nationale compte dans ses rangs des joueurs excellents mais pas de grosses pointures capables de changer le cours d'un match, notamment dans les moments difficiles, au lieu de s'effondrer à chaque fois que l'équipe est menée au score... Nous avons payé cher des erreurs fatales lors des deux derniers matchs, notamment contre la Guinée où nous aurions pu égaliser... Des erreurs dans la défense, la mauvaise appréciation et l'incapacité des joueurs d'accompagner le rythme des rencontres, élevé par la force physique et les potentialités techniques des adversaires".